Lu dans le Vers l'Avenir de ce mardi 06 novembre :
Afin que son patient - un coureur de 29 ans - se remette plus vite d'un refroidissement, son médecin traitant lui a prescrit un antibiotique à base de quinolone.
Les possibles effets secondaires de cette substance se retrouvant dans une certaine classe d'antibiotiques sont connus des médecins et peuvent provoquer des lésions tendineuses.
Ce coureur l'a appris à ses dépens puisqu'il a effectivement été victime d'une lésion d'un tendon.
Il est actuellement privé de sport et doit suivre un régime strict afin de renforcer ses tendons. Il sait aussi qu'il n'a qu'une chance sur dix de pouvoir retrouver une mobilité normale.
Le professeur Nielens, spécialiste en médecine physique et réadaptation motrice aux cliniques universitaires de Saint-Luc explique qu' "il n'y a pas de raisons de ne pas en donner aux personnes
ne pratiquant pas de sport ou en faisant de manière récréative. Cependant, si c'est un sportif de haut niveau, il vaut mieux essayer de l'éviter. Ce n'est pas un cas unique, mais cela est rare malgré toutet l'on peut parfois avoir des complications importantes avec de simples médicaments. Dans le cas de la quinolone, cela peut
néanmoins aller jusqu'à des lésions irréversibles du tendon d'Achille".
Ce même professeur souligne aussi qu'il n'est pas évident pour un médecin de savoir s'il faut avertir le patient, au risque de l'affoler, des possibles effets secondaires d'un médicament.
Dans le cas présent, il est sur que si le coureur en question avait connu les risques qu'il encourrait, il n'aurait jamais pris cet antibiotique.
Même si au départ, l'apparition d'effets secondaires reste assez rare.
Pas le temps d’avoir de nouvelles pensées, j’attaque directement la montée de la crête
du Suquet, 470 mètres de dénivelé positif, j’y vais calmement et je gère mon ascension sachant très bien que la descente (...) me sera favorable. Au sommet je suis très bien physiquement et me
laisse alors descendre vers Trêves sans mettre le frein. (...) En bas, nouveau réconfort psychologique, j’ai encore gagné des places. Plus qu’un ravitaillement et ensuite ce sera l’arrivée. Mais
je n’y suis pas encore. Il reste 22 kilomètres... les plus difficiles du parcours !
Changement de bidons (...) et je repars pour l’ascension vers La Roquarie. (...) Sans prétention, je me sens très bien et je reprends
beaucoup de trailers. Mais je ne saurai que plus tard que c’était bien trop tôt… Je suis seulement dans ma course mais la descente - 400 mètres de dénivelé négatif - vers le dernier point de
ravitaillement commence à peser dans les jambes. (...) La descente est traumatisante mais au ravitaillement où je retrouve pour la dernière fois mes deux accompagnatrices, je suis encore bien.
Les derniers encouragements remontent le moral. (...) Le temps peut encore être très bon même si mon objectif secret ne sera jamais atteint. Mais c’est sans compter sur la difficulté de cette fin
de parcours… Fred et sa maman me quittent pour la dernière fois. Notre prochain rendez-vous se fera sur la ligne d’arrivée s’il n’y a pas de casse. A ce moment, dans ma tête, je les remercie déjà
de m’avoir accompagné durant cette journée entière.
Mon chemin reprend pour les 12 derniers kilomètres. Ah! Ces derniers kilomètres, quelle galère… Près de
500 mètres de dénivelé positif à réaliser, les plus difficiles. Comme prévu, le corps commence sérieusement à en avoir assez et c’est à ce moment que je remarque que mon manque de sérieux dans
mes séances d’entraînement me joue des tours. Ceskilomètres seront vraiment compliqués et je procède alors à la technique d’Alain, mon père
spirituel. Ce n’est plus vers l’arrivée que j’avance mais d’un arbre à un autre, pas à pas. J’alterne marche et course car cela devient vraiment difficile de courir en continu. Je pense alors à
lui et Marie-Anne, j’espère qu’eux aussi rejoindront l’arrivée. Je sais que pour Alain, coach, cela ne posera pas de problèmes mais Marie-Anne en
est à sa première expérience sur une distance si longue. Elle doit avoir difficile, comme nous tous ! Dans cette dernière partie, nous sommes tous sur le même pied d’égalité, les corps
commencent à repousser leurs limites et les douleurs sont de plus en plus présentes. Les kilomètres deviennent longs et je parviens enfin et péniblement à ce fameux Roc Nantais. De nombreux
concurrents m’ont dépassé mais ce n’est plus la question, je veux arriver au bout sans dégâts. En passant devant ce fameux rocher, une superbe vue sur Nant s’offre à tous. Cette vue me réconforte
dans l’énorme difficulté qu’est la descente de ce rocher. L’équivalent à près de trois citadelles de Namur à descendre…à pic ! Une descente dangereuse où tout le monde fait attention afin de
terminer ce défi. La caillasse est omniprésente, les jambes sont raides et ne se plient plus… C’est très difficile ! Cependant la joie et les pensées positives me reviennent à l’esprit. Je
vais y arriver. L’arrivée est là, à moins de 5 minutes. Après 9 heures de course cela paraît peu et tellement à la fois. La ligne semble au bout du monde alors que l’on vient de parcourir près de
67 kilomètres. Enfin, j’arrive en bas de cette « chute libre », le public est alors présent en masse et les applaudissements ne cessent de donner de nouvelles jambes, cela fait plaisir,
cela fait sourire et de simples remerciements de la main font augmenter le niveau de leurs applaudissements. Un donné pour un rendu… Je suis heureux, j’y suis, enfin !
La dernière petite côte est avalée sans la moindre
douleur tellement les encouragements des gens sont sincères et vont droit au cœur de tous trailers. Le sourire me vient et j’aperçois alors ma compagne et sa maman qui sont enfin contentes de me
voir arriver. Un sourire les accompagne même. Fred a l’air heureuse de ce que je viens d’accomplir, elle se rend compte que c’est en partie pour elle. Elle qui me pousse à m’entraîner
quotidiennement car je ne suis pas un dingue de l’entraînement. Malgré tout cela, je ne prends pas le temps d’embrasser Fred car l’envie de faire moins de 9h15 me vient à l’esprit. Mais je pense
à elles, elles qui ont eu la difficile tâche de me suivre durant cette longue journée. Lorsque je passe la ligne d’arrivée, je suis heureux, le sourire aux lèvres et je pense successivement à mon
défi réussi, à ceux qui m’ont aidé, encouragé et enfin à Alain et Marie-Anne qui sont encore en train de profiter de ce spectacle qui leur est offert… Je suis heureux mais un soupçon de déception
me vient à l’esprit. En effet, près de deux heures pour les 12 derniers kilomètres. C’est difficile à avaler mais je suis jeune et dans ce genre de compétition, il faut « de la
bouteille » pour bien réussir. J’en vivrai d’autres, c’est certain.
Près de quatre longues heures après mon arrivée, alors que la nuit a refait son apparition, je vis l’arrivée de mon coach et Marie-Anne. Je suis heureux pour
elle d’abord, qui comme moi vivait sa première expérience sur une si longue distance. Elle est fatiguée mais on sent en elle, une satisfaction personnelle et un bonheur bien présent. Je suis
également heureux pour Alain, douteux de ses capacités après une dure semaine de travail. On s’embrasse, on se congratule. Que du bonheur partagé autour d’un défi sportif. Plus tard il me
confiera ce qu’il a vécu, pas la peine d’en dire plus, ses sentiments sont identiques aux miens. Eux auront, en plus, vécu le coucher du soleil sur le Roc Nantais. Des images qui leur resteront
égoïstement dans la tête, ils n’en diront pas plus…
Je repartirai avec Alain pour d’autres exploits d’une autre envergure durant lesquels j’espère être à nouveau à la hauteur de ses espérances. Je profite
d’ailleurs de ce texte pour m’excuser de mon manque d’assiduité et mon manque de sérieux à l’entraînement. Avec un peu plus de rigueur, j’aurais sans doute réalisé un meilleur résultat mais
qu’importe, nous sommes finishers de l’édition 2007 des Templiers.
Merci à toi Alain et à tous ceux qui m’ont aidé, encouragé et accompagné dans ce défi humain et sportif...
De retour de l'Aveyron, Jérôme Demaerschalk nous livre ses émotions suite à sa participation au trail des Templiers.
A mon entourage et àAlain, merci…
Il est 03h15 ce dimanche quand mon réveil me dit à sa manière : « Ouvre les
yeux » (...) La nuit n’a pas été très bonne, l’envie d’être sur la ligne de départ était omniprésente. Ce sentiment, cela fait très longtemps que je ne l’avais plus ressenti. Mais je ne
suis pas dans un rêve, il est temps de me préparer pour cette course qui m’envahit depuis prèsde deux mois. Deux mois c’est trop
peu de préparation pour une telle course. Je ne le saurai que plus tard. 67 kilomètres et 3000 mètres de dénivelé positif, la folie ! (...) Le gâteau sport a du mal à passer et je me
contente d’un simple petit morceau. Dans la voiture qui m’amène sur le village de départ, j’accompagne Alain et Marie-Anne dans ce défi humain. Le stress est bien là. Et à nos esprits, seule
l’envie d’arriver est présente. Sur une telle course, c’est l’objectif de tous !
Sur la ligne de départ, l’émotion est intense, les favoris se succèdent au micro et le mot
PLAISIR revient dans chaque phrase. (...) Ce mot est sur toutes les lèvres ! Ce plaisir de courir, celui que je ne connaissais plus jusqu’à mes débuts en trail. Se faire plaisir, en
prendre plein les yeux et garder égoïstement en tête des décors magiques. La pression monte tout comme l’émotion. L’organisateur prend le micro et conte à ces 3000 impatients une légende (...)
« La course est un jour, dans le passé, née au Tchad. Nous ne pouvons nous empêcher d’avoir une pensée pour ces gens et enfants qui vivent ou survivent au Darfour et qui sont victimes
du désarroi et de la folie des hommes. » Très sincèrement, tout cela me donne les larmes aux yeux. Moi, amateur de musique reggae et sensible au sort de ce continent africain qui
connaît les plus grands champions de course à pied. (...) Mais la musique retentit et le départ est donné sous les fumigènes rouges, c’est superbe ! Mon objectif me revient alors à
l’esprit : être finisher, connaître cette sensation de terminer cette course de renom, le plus beau trail d’Europe où les meilleurs spécialistes français et européens sont présents. Mon
objectif secret me vient également à l’esprit mais mon erreur aura été de le fixer en fonction d’un trail fait quelques mois plus tôt dans ma région. Trail n’ayant absolument rien à voir avec
le vrai monde du trail, celui que je viens de découvrir ici dans l’Aveyron, la Mecque du trail.
Le départ est splendide. Une route serpentant fait naître dans la nuit 3000 lampes frontales qui forment un long S
lumineux. (...) Premier objectif, rejoindre Sauclières, premier ravitaillement où ma copine et sa maman m’attendent déjà. Celles-ci sont en route depuis 4h30 ce matin et une terrible course les
attend aussi : arriver à temps aux différents lieux de ravitaillements. On traverse les tunnels d’une ancienne voie ferrée, c’est très beau malgré la nuit qui est encore bien présente. Le
brouillard trouble encore les éclairages de nos lampes mais je sais qu’il va s’en aller progressivement pour nous offrir (...) une superbe journée. Je mets 1h30 pour rejoindre le premier
ravitaillement qui s’opère très rapidement. (...) Je suis parti très prudemment afin de ne pas réitérer mon erreur (...) à l’occasion du trail de la Caracole. Je suis bien et je repars dans un
excellent état d’esprit avec comme nouvel objectif, rejoindre le second ravitaillement fixé dans plus de 20km !
Cette liaison est dangereuse pour la suite de la course et je gère vraiment mes efforts. Au total ce sont plus de 1000 mètres de dénivelé positif qui sont
avalés sur cette simple étape et presque autant en dénivelé négatif. (...) Le soleil est bien au rendez-vous et nous offre des décors et des couleurs fabuleuses. C’est un vrai bonheur et quel …
plaisir ! Enfin j’y suis, l’extase du coureur de trail, l’envie de courir, d’être présent dans ces paysages sauvages et de vivre cela seul. Seul avec le spectacle qui m’est offert, seul
avec les autres et seul avec moi-même… Dans ces moments là, on oublie tout, les ennuis de la vie, cette société de consommation dans laquelle on file à 200 km/h. On ne pense qu’à l’essentiel de
sa vie, les choses et les personnes qui nous sont chères, les choses dont on rêve et qu’il faudra un jour vivre. (...)
Le village de Cantobre
Lorsque le tracé le permet, je pense à ma famille, ceux qui me sont proches et qui me soutiennent et me supportent dans mes
nouveaux défis. A l’image de ma compagne qui doit également vivre l’évènement à 100 %. Malheureusement pour elle, elle n’a pas le choix, je vis avec cela depuis plus de deux mois. Je pense
également à des amis perdus, comme Sébastian, un compagnon d’entraînement. Comme Julien avec qui j’ai fait toutes mes classes et qui un jour, alors que je m’entraînais en Suisse, nous a quitté.
Une de mes pensées rejoint également Marc, un coureur Français que j’ai trop peu connu à Zinal emporté lui aussi bien trop tôt. Mon grand-père me vient également à l’esprit, lui aurait été très
fier de cela. C’est à ce moment que l’on prend conscience que l’on se doit de profiter un maximum de ce qui nous est offert au jour le jour. Chaque instant de liberté est bonheur… Ici, je suis
entièrement libre de tout, quel bonheur ! Mais il faut que je me concentre à nouveau sur ma course, Dourbies approche. Mais avant cela une terrible descente traumatise tous les organismes.
Ensuite c’est le moral qui en prend un coup avec un solide mur à grimper. Heureusement, Dourbies est en contrebas et là, un nouveau réconfort psychologique m’attend. Cela fait plus de 4 heures
que je suis parti. Le changement de bidons se fait rapidement, quelques encouragements de Fred et sa maman et je « file » pour l’objectif suivant : Trêves, au kilomètre 44.
(...)
Dimanche 11 novembre se déroulera la 11ème édition du duathlon de Malonne.
Les 200 places disponibles sont déjà toutes réservées !
Les inscriptions sont donc clôturéesmais réouvriront peut-être dans les prochains jours si les derniers payements n'ont pas été effectués.
Pour les personnes désireuses d'aller encourager, sachez que les sportifs passeront 7 fois à proximité de la ligne d'arrivée. Le spectacle est donc garanti !
Le départ se donnera à 10h30 du hall sportif de Saint-Berthuin à Malonne.
Pour de plus amples informations, consultez le site du club organisateur, le Triathlon Namur
Team.
Pour les retardataires qui désirent encore y participer, tenez le site à
l'oeil... et croisez les doigts !
Dimanche 21 octobre s'est déroulé le jogging de la Bruyère où 152 coureurs se sont répartis sur les deux distances proposées.
C'est Yvan Haube qui remporte le 3 kilomètres tandis que Stéfan Lambert s'adjuge le 10 kilomètres au terme de 36'29 d'effort.
Sur cette même distance, Corinne Guillaume - du VO2 Namur - s'impose en 44'47.
Commentaires